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Explosion des accidents de trottinette en Belgique : Comment protéger vos salariés ?

On vous fait gagner du temps !

  • Explosion des accidents : En hausse constante en Belgique (+200 % de décès en 2024), particulièrement lors des trajets domicile-travail.
  • Biomécanique à haut risque : Centre de gravité élevé et petites roues favorisent les chocs graves à la tête et au visage.
  • Impact financier RH : Coûts d’absentéisme, remplacement en urgence et hausse des primes d’assurance accidents du travail.
  • Solution Vanberg : Ateliers pratiques et formations théoriques sur-mesure pour sécuriser la mobilité douce en entreprise.

En quelques années, la trottinette électrique (EDPM) est devenue le symbole de la mobilité douce en Belgique. Mais derrière ce succès écologique se cache une réalité statistique préoccupante : une hausse vertigineuse des accidents, particulièrement sur les trajets domicile-travail. Ce guide exclusif, destiné aux DRH, préventeurs et dirigeants, décrypte les données de l’Institut Vias, analyse l’impact économique pour les entreprises et détaille les solutions de formation proposées par Vanberg Prévention.

État des lieux : la fulgurante ascension des accidents en Belgique

L’adoption massive des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) a pris de court les infrastructures urbaines. Selon les données compilées par l’Institut belge pour la sécurité routière (Vias), la courbe de l’accidentalité suit une trajectoire exponentielle qui inquiète les autorités de santé publique.

L’évolution des chiffres : une augmentation constante

Si l’année 2022 marquait déjà un tournant avec le franchissement de la barre des 1 000 accidents recensés impliquant des lésions corporelles, les années suivantes ont confirmé cette tendance lourde. En 2023, la Belgique enregistrait 1 608 accidents. En 2024, ce chiffre grimpait à 1 745. Les projections et les données partielles récentes montrent que le plafond des 2 000 accidents annuels est désormais une réalité structurelle.

Plus alarmant encore, la gravité de ces accidents s’intensifie. Le nombre de décès a tragiquement bondi, passant de quatre tués en 2023 à 13 tués en 2024, une augmentation de plus de 200 % qui souligne la vulnérabilité extrême de ces usagers.

Année Accidents avec lésions Blessés graves Décès
2022 1 140 95 2
2023 1 608 142 4
2024 1 745 178 13

Le « Dark Factor » : le risque nocturne et hivernal

L’analyse temporelle des accidents révèle une surreprésentation écrasante des sinistres lors des mois d’hiver et aux heures de transition lumineuse. Plus de 28 % des accidents surviennent la nuit, à l’aube ou au crépuscule.

En contexte professionnel (trajets domicile-travail), cela correspond exactement aux heures de pointe (7 h 30 – 9 h 00 et 16 h 30 – 18 h 30) entre novembre et mars. Le manque de visibilité des trottinettes (phares souvent situés trop bas, absence de gilets réfléchissants par les usagers en costume ou tenue de ville) est le premier facteur causal identifié lors des collisions avec des véhicules lourds ou des voitures.

Biomécanique et typologie : pourquoi les chutes en trottinette sont-elles si graves ?

Pour comprendre pourquoi une simple chute en trottinette se solde souvent par des fractures maxillo-faciales ou des traumatismes crâniens (contrairement au vélo), il faut se pencher sur la physique du véhicule et la biomécanique de la chute.

L’équation fatale de l’énergie cinétique

Contrairement à un cycliste dont le centre de gravité est relativement bas et réparti sur trois points d’appui (selle, guidon, pédales), l’utilisateur de trottinette se tient debout, droit, avec un centre de gravité très haut. Lors d’un freinage d’urgence ou d’un blocage de la roue avant, l’énergie cinétique est transférée violemment vers l’avant.

Rappel de physique : L’énergie cinétique est donnée par la formule E = 1/2 x m x v². Un usager de 80 kg roulant à la vitesse maximale légale de 25 km/h (soit environ 6,94 m/s) génère une énergie de près de 1 926 Joules. Lors d’un arrêt brutal contre un obstacle, cette énergie propulse la tête de l’usager vers le sol à une vitesse angulaire redoutable, sans que les bras n’aient toujours le temps d’amortir le choc.

Le syndrome des « petites roues »

L’architecture même de la trottinette est son plus grand défaut sécuritaire. Le diamètre moyen des roues varie entre 8 et 10 pouces. Sur la chaussée belge, particulièrement dans les centres historiques (Bruxelles, Anvers, Gand) pavés et striés de rails de tramway, cette petite taille est critique. Un trou de seulement 5 centimètres de profondeur, qui serait absorbé par une roue de vélo de 28 pouces, suffit à encastrer la roue avant d’une trottinette, provoquant un effet de levier immédiat.

Les traumatismes les plus fréquents

Les urgences hospitalières belges constatent une typologie de blessures très spécifique aux usagers de trottinette :

  • Traumatismes crâniens (40 %) : causés par la chute en « soleil » par-dessus le guidon. Le port du casque n’étant pas obligatoire légalement, il est dramatiquement peu porté.
  • Lésions maxillo-faciales et dentaires (25 %) : le visage est souvent la première zone d’impact.
  • Fractures des membres supérieurs (35 %) : fractures des poignets (scaphoïde), des coudes et des clavicules, résultant du réflexe d’amortissement.

L’impact financier et légal pour les entreprises belges

On considère souvent la trottinette comme un outil de la sphère privée. Pourtant, la grande majorité des déplacements s’inscrit dans la multimodalité du trajet domicile-travail (par exemple : train + trottinette). Dès lors, l’entreprise devient un acteur directement concerné.

L’accident de trajet : une responsabilité de l’employeur

En droit social belge, un accident survenu sur le chemin normal de l’aller ou du retour au travail est reconnu comme un accident du travail (accident de trajet) par les assurances (loi du 10 avril 1971). La hausse des sinistres en trottinette impacte directement la prime d’assurance accidents du travail de l’entreprise. En cas de sinistralité récurrente, les compagnies d’assurance peuvent exiger de l’employeur la mise en place d’un plan d’action préventif sous peine de réévaluation de la prime.

Les coûts cachés de l’absentéisme

L’impact financier pour une PME ou un grand groupe dépasse largement la simple prime d’assurance. Les coûts indirects d’un accident grave sont majeurs :

  • Coût de remplacement : recrutement et formation en urgence d’un intérimaire pour pallier l’absence (une fracture de la clavicule entraîne en moyenne 4 à 6 semaines d’incapacité).
  • Perte de productivité : désorganisation des équipes, retards sur les projets en cours.
  • Impact psychologique : baisse de moral des équipes lors d’un accident grave d’un collègue.

Exemple représentatif : Une entreprise bruxelloise de 200 employés a vu ses accidents de trajet augmenter de 15 % en un an, exclusivement à cause des trottinettes. Coût direct et indirect estimé par le département RH : 42 000 EUR sur l’année (jours de carence, intérim, retard de production), sans compter l’augmentation de la prime d’assurance de 8 %.

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Prévention trottinette et mobilité douce en Belgique

Le cadre légal belge

Une grande partie des accidents découle d’une méconnaissance de la loi. L’employeur, via son règlement de travail ou sa politique de mobilité (« Car / Mobility Policy »), doit rappeler ces règles fondamentales :

  • L’interdiction des trottoirs : il est formellement interdit de rouler sur les trottoirs. L’usager doit emprunter la piste cyclable ou la chaussée.
  • Vitesse maximale : la conception de l’engin (et son bridage) ne doit pas dépasser 25 km/h. Au-delà, le véhicule doit être immatriculé, assuré spécifiquement et le casque devient obligatoire.
  • Âge minimum : interdiction de circuler sur la voie publique avant 16 ans (sauf exceptions locales).
  • Stationnement : interdiction de bloquer le passage des piétons. De nombreuses communes instaurent désormais des zones de stationnement obligatoires (« Drop Zones »).
  • Le transport de passagers : strictement interdit. Rouler à deux altère le freinage et détruit l’équilibre de la machine.

La solution : le plan d’action et les formations Vanberg Prévention

Face à ce défi de santé au travail, l’information passive (envoi d’un e-mail RH) est insuffisante. La motricité et l’anticipation s’apprennent sur le terrain. C’est ici que Vanberg Prévention s’impose comme le partenaire de référence des entreprises en Belgique.

Pourquoi faire appel à Vanberg Prévention ?

Spécialiste de la sécurité routière et de l’ingénierie de la prévention, Vanberg propose une approche pragmatique et adaptée aux réalités des trajets pendulaires (« commuting »). L’objectif est d’inclure la formation trottinette électrique dans la démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et la stratégie de mobilité durable de l’entreprise.

Le programme de formation sur-mesure pour les entreprises

Les modules Vanberg Prévention peuvent s’organiser sous forme de Safety Days (Journées sécurité) directement sur le parking ou dans les locaux de votre entreprise. Ils durent de 45 minutes à la demi-journée et se divisent en trois piliers :

  • 1. Module théorique & prise de conscience : dépoussiérage du Code de la route belge spécifique aux EDPM, analyse des angles morts des camions, compréhension des distances de freinage (qui s’allongent exponentiellement sur sol mouillé) et sensibilisation aux équipements de protection individuelle (casque, gants, gilet haute visibilité).
  • 2. Ateliers pratiques (le cœur de la formation) : mise en situation sur parcours sécurisé. Les collaborateurs apprennent à maîtriser la machine en situation de stress : exercices d’évitement d’obstacles, freinage d’urgence avec transfert de masse vers l’arrière, franchissement de rails de tramway avec le bon angle d’attaque, et slalom à basse vitesse.
  • 3. Maintenance & checklist : apprentissage de la vérification quotidienne : usure des pneus, réglage du jeu dans la potence (colonne de direction), efficacité des freins mécaniques ou magnétiques, et gestion sécurisée de la batterie lithium-ion.

Le retour sur investissement (ROI) de la prévention

Former ses employés à la mobilité douce est un investissement dont le retour sur investissement est rapide.

Bénéfices directs (immédiats) Bénéfices indirects (long terme)
Baisse significative des arrêts maladie liés aux accidents de trajet. Amélioration de la marque employeur et de la QVT (Qualité de Vie au Travail).
Réduction ou stabilisation de la prime d’assurance accidents du travail. Atteinte des objectifs RSE / ESG (encouragement des mobilités décarbonées).
Maintien de la continuité de production (moins de remplacements imprévus). Climat social apaisé, collaborateurs considérés et protégés.

Passez à l’action dès aujourd’hui

La trottinette électrique est là pour rester. C’est un vecteur essentiel de la transition écologique des entreprises belges. Cependant, la sécurité de vos équipes ne doit pas être la variable d’ajustement de cette transition.

Ne laissez pas la route dicter vos statistiques RH.

Consultez dès maintenant le dossier sécurité de votre entreprise, faites le point sur vos accidents de trajet récents et contactez nos experts pour organiser votre prochaine journée de prévention de la mobilité douce.

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